8 heures assis : que se passe-t-il vraiment dans notre corps ?

Chaque jour, en Suisse, plus de 100’000 collaborateurs sont absents pour des raisons de santé, selon une étude de l’OFSP. Les douleurs dorsales arrivent en tête : réunions en visioconférence, journées passées devant un écran, déplacements réduits, enchaînement des tâches sans véritable pause, ne sont que quelques causes de cette situation.
L’objectif de cet article vise avant tout à mieux comprendre les mécanismes de la sédentarité et ses impacts concrets sur le corps, afin d’identifier des leviers d’action simples, réalistes et durables pour améliorer le bien-être au travail.
Une réalité souvent mal comprise
La sédentarité possède une définition précise : elle correspond au temps passé assis ou allongé, en état d’éveil, avec une très faible dépense énergétique.
Autrement dit, une personne peut être active physiquement… Tout en étant sédentaire. Et c’est là un point essentiel : le problème ne vient pas de l’absence de sport, mais de l’excès d’immobilité au cours de la journée. Une séance de sport en fin de journée ne compense pas nécessairement plusieurs heures d’immobilité continue. Les effets de la position assise prolongée apparaissent pendant les périodes d’inactivité elles-mêmes, y compris chez les personnes pratiquant une activité physique régulière.
L’OMS a d’ailleurs intégré cette distinction dans ses recommandations : pratiquer une activité physique régulière reste indispensable, mais il est également nécessaire de réduire le temps passé assis et de fractionner les longues périodes d’immobilité au cours de la journée.
Ce qui se passe dans notre corps :
Dans les 30 premières minutes
- Les muscles des jambes sont moins sollicités
- La gestion de la digestion des graisses est moins active
- Le corps passe d’un mode “dépense” à un mode plus “économique”
Après 1 à 2 heures
- La circulation sanguine ralentit, surtout dans les jambes
- Les muscles posturaux, essentiels au maintien de la colonne vertébrale, entrent progressivement en veille
- Le métabolisme des graisses diminue de manière très significative par rapport à une position active
- Une baisse de la concentration et de la vigilance
Après 3 à 4 heures
- Le corps régule moins efficacement le sucre dans le sang après les repas
- L’organisme gère moins bien les variations d’énergie
- Le dos et les lombaires commencent à être davantage sollicités.
- Risque d’apparition des premières tensions : raideurs, inconfort, sensation de fatigue globale
Au-delà de 6 à 8 heures
- Si la posture assise s’étend sur toute une journée, les effets s’accumulent progressivement
- Risque : un impact plus important sur la santé globale
Dans la réalité, ce seuil est souvent atteint plus vite qu’on ne l’imagine : entre le travail, les transports, les repas et les écrans en soirée, de nombreuses journées dépassent largement les 8 heures en position assise. Et pour une grande partie des collaborateurs, on se rapproche même de 10 à 12 heures par jour. Les enquêtes estiment d’ailleurs que la moyenne des journées travaillées tourne autour de 12 heures passées assis. À ce niveau, la sédentarité ne représente plus seulement un inconfort du quotidien, mais devient un véritable facteur de déséquilibre pour l’organisme.
L’impact sur notre corps :
Le métabolisme :
- Le corps brûle environ 30 % de calories en moins qu’en position debout active.
- Résultat : Sur la durée, le corps stocke plus, notamment en graisse viscérale, celle qui s’accumule autour des organes et qui est la plus problématique pour la santé.
La régulation de la glycémie :
- En situation d’immobilité prolongée, la glycémie post-repas reste plus élevée et redescend plus lentement.
- À long terme, ces mécanismes participent à l’installation progressive d’une résistance à l’insuline, identifiée comme un facteur clé du diabète de type 2.
Le système cardiovasculaire :
- Le cœur et la circulation s’adaptent aux sollicitations quotidiennes. En situation de faible mouvement, le sang circule moins efficacement.
- Sur la durée, cela contribue à un terrain plus favorable à l’hypertension et aux maladies cardiovasculaires.
Le système musculo-squelettique :
- Les muscles posturaux perdent progressivement en efficacité.
- Les fessiers deviennent moins actifs, et la colonne vertébrale s’affaisse.
- À long terme, cette désadaptation favorise douleurs, raideurs et déséquilibres posturaux.
Le cerveau et les fonctions cognitives :
- Alors que le mouvement favorise la circulation sanguine cérébrale et stimule la production de molécules favorable à la concentration, l’immobilité prolongée est associée à une baisse de vigilance, des troubles de l’humeur et à un risque accru de fatigue.
- Un impact plus indirect : une gêne physique persistante peut mobiliser l’attention, réduire la capacité de concentration et augmenter la sensation de fatigue.
EVEIA : une réponse à la sédentarité en entreprise
C’est précisément pour répondre à ces enjeux qu’a été conçu Eveia, le seul pédalier pensé spécifiquement pour les environnements professionnels. Breveté, il permet de remettre du mouvement au cœur des journées de bureau.
Une activité douce :
- Sans effort conscient ni contrainte, vos collaborateurs pédalent naturellement tout en travaillant.
- Son amplitude de mouvement est adaptée au bureau et respecte la posture assise ainsi que les articulations, permettant une utilisation confortable sur de longues périodes.
- Silencieux et discret, il s’intègre facilement dans tous les environnements professionnels, que ce soit en open space ou en bureau individuel, sans perturber les échanges ni les tâches quotidiennes.
Des bénéfices concrets :
- Il permet de limiter les tensions liées à la position assise prolongée,
- Il favorise une meilleure circulation sanguine
- Il maintient l’équilibre du niveau d’énergie tout au long de la journée.
Le mouvement sollicite une chaîne musculaire complète, notamment les muscles des jambes, ceux de la ceinture abdominale et des lombaires. Le maintien postural est amélioré et le gainage naturel du corps est renforcé en position assise. Concrètement, le pédalier aide à rester plus droit et à réduire la charge supportée par le dos. Ce qui contribue à réduire les maux de dos.
Les collaborateurs bénéficient également d’une meilleure concentration et d’un bien-être global renforcé dans leur environnement de travail.
Une intégration simple :
L’un des principes clés du pédalier est sa simplicité d’usage. Il s’utilise avec une chaise classique, y compris une chaise à roulettes, et se glisse facilement sous le bureau. Léger et facile à déplacer, il ne nécessite aucune installation particulière. Contrairement à d’autres dispositifs plus contraignants comme les tapis de marche, il n’impose aucun changement dans l’organisation.
Une expérience interactive et motivante :
Une application accompagne l’utilisation d’Eveia. Elle permet d’ajuster l’intensité en un clic grâce à cinq niveaux de difficulté. Elle offre également un suivi de l’activité (temps, calories dépensées, pas), rendant le mouvement visible et motivant. Des défis individuels ou collectifs peuvent être mis en place afin de renforcer l’engagement et de créer une dynamique positive au sein des équipes.
Les bénéfices pour l’entreprise :
Augmentation de l’énergie globale :
En favorisant un mouvement continu et léger tout au long de la journée, les équipes conservent un niveau d’énergie plus régulier. Cela permet de limiter les coups de fatigue en milieu de journée et de maintenir une dynamique plus constante.
Optimisation de la fidélisation :
Un environnement de travail plus confortable contribue à améliorer l’expérience collaborateur. Cela joue directement sur la motivation, le sentiment de bien-être au travail et, à plus long terme, sur la fidélité des talents.
Réduction de l’absentéisme :
En limitant les effets de la sédentarité et les tensions associées, l’entreprise agit sur un facteur à risque. À terme, cela participe à réduire les situations d’arrêt ou de surcharge prolongée.
Avantage compétitif :
Intégrer une solution de prévention et de bien-être positionne l’entreprise comme proactive sur les enjeux de santé au travail. Cela renforce la marque employeur et peut devenir un véritable différenciateur dans le recrutement.
Conclusion
La sédentarité n’est pas un phénomène visible au premier regard. Pourtant, ses effets sont bien réels. Comprendre ce qui se passe dans l’organisme lorsqu’on reste assis permet de changer de regard. Le problème ne vient pas uniquement d’un manque d’activité physique, mais surtout d’un excès d’immobilité.
De simples ajustements dans les habitudes de travail peuvent déjà faire une réelle différence, en réintroduisant du mouvement là où il a progressivement disparu. Dans cette logique, des solutions comme Eveia s’inscrivent comme des outils innovants.
Mais attention Eveia n’est pas un appareil de fitness. Il a été pensé comme un outil d’activation. L’objectif n’est pas de faire du sport au bureau, mais de réduire les effets de l’immobilité en réintroduisant du mouvement. Cette approche est essentielle : la rupture de la sédentarité ne remplace pas l’activité physique régulière recommandée par l’OMS, elle s’y ajoute. Les deux dimensions sont complémentaires. L’enjeu n’est donc pas de faire plus de sport au bureau, mais de repenser la place du mouvement dans le quotidien professionnel.